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L’apiculture urbaine : on vous explique tout !

Volkan devant un rucher de City Bzz

Pendant plusieurs millénaires, le miel fut la principale source de sucre pour l’homme, jusqu’au XVIIIè siècle. Au temps des romains, le miel était un condiment incorporé à toutes les sauces. On le mélangeait essentiellement aux huiles végétales et au vinaigre. Ce concentré de douceur avait sa place de l’entrée au dessert, jusqu’aux boissons comme l’hydromel, symboliquement nommée « breuvage des Dieux ». Le miel entrait dans la composition de tous les gâteaux.

Pourquoi des ruches en ville ?

Ces dernières années, dans de grandes métropoles comme Paris, on voit fleurir de plus en plus de ruches.

Nos compagnes ailées étaient déjà présentes dans la capitale depuis le XIXème siècle, aux jardins du Luxembourg. Un rucher dénommé la Pépinière y sera installé en 1856, à l’initiative d’un homme passionné, Henri Louis Hamet, fondateur de la Société Centrale d’Apiculture.

Les temps ont bien changé. Et vous vous posez peut-être cette question : nos abeilles se portent-elles bien en ville ? La cohabitation homme-abeille est-elle bénéfique ?

L’abeille : notre sentinelle

Les abeilles sont bien plus que de simples insectes volants.

Elles sont souvent considérées comme un symbole de l’ardeur au travail, d’harmonie et de collaboration. Symboliquement, elles sont liées à l’ascension sociale, à la royauté, et à la fleur de lys. Elles représentent aussi l’âme et le souffle de vie, incarnent la résurrection et la renaissance.

Leur présence sur Terre remonte à environ 100 millions d’années, et elles ont évolué pour jouer un rôle majeur dans la pollinisation des plantes. Toutes ne vivent pas en colonie, certaines sont solitaires ou sauvages, mais sans elles, notre écosystème serait en grand danger, et notre alimentation radicalement différente. Butineuses infatigables, elles sont nos sentinelles, garantes du maintien de la biodiversité.

Les hommes ont très vite compris que l’élevage des abeilles mellifères (produisant du miel) serait « l’assurance vie » de leur propre espèce. L’apiculture était pratiquée en Égypte dès 2600 av. JC. Des auteurs célèbres de l’Antiquité comme Pline l’Ancien ont vanté les mérites de ces petites merveilles et de leurs produits. Dans ses écrits, il a souligné leur rôle clé dans l’agriculture et la médecine.

Abeille des villes ou abeille des champs ?

L’abeille se débrouille très bien toute seule depuis environ … ?

Oui, c’est cela, environ 100 millions d’années.

Cependant, la présence de l’homme a considérablement modifié son écosystème.

Nos butineuses se retrouvent confrontées à un dilemme sans précédent : celui de leur survie en ville ou à la campagne.

Que l’apiculture soit urbaine ou rurale, les deux pratiques sont loin d’être incompatibles.

Elles peuvent même être complémentaires.

Chez CityBzz, on s’est engagé dans l’apiculture urbaine et on produit du miel de Paris, d’excellente qualité, primé et médaillé à maintes reprises.

L’apiculture en ville, c’est tout à fait possible, en prenant soin de nos abeilles, et en améliorant leur qualité de vie : environnement, nourriture, pratiques durables et préservation de l’espèce.

Des ruches en ville, et pourquoi pas ?

Nos abeilles domestiques investissent parfois des lieux improbables, comme les greniers des maisons anciennes. Nombre d’apiculteurs sont souvent appelés à la rescousse pour les dénicher, et les réintégrer en pleine nature. Elles portent finalement bien leur nom !

Mais il se tisse parfois un lien indéfectible entre l’homme et l’abeille.

Et lorsqu’elles ont élu domicile dans nos combles, quelques amoureux de ces précieuses  butineuses les laissent s’installer. Un mariage bienfaiteur, si on sait les apprivoiser.

C’est tout un art, que de maintenir et de gérer des colonies d’abeilles dans un environnement urbain. Contrairement à l’image traditionnelle des ruches éparpillées dans les champs, les ruches urbaines se trouvent aussi sur les toits, dans les jardins partagés, et même sur les balcons. Et pourquoi pas le vôtre ?

La pollinisation en milieu urbain

Les insectes pollinisateurs assurent le transport du pollen de 80 % des plantes à fleurs. Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes, et la production de fruits et légumes. Sans elles, notre vie n’aurait tout simplement plus de saveur…

En milieu urbain, elles contribuent à la diversité des espèces végétales, favorisant ainsi un écosystème plus riche et plus résilient.

Mais pour que tous les pollinisateurs y trouvent leur compte, on veille aussi à ce que chacune de ces espèces, constituée en colonies comme notre apis mellifera, ou bien sauvage, ait des ressources nectarifères suffisantes. Contribuer à leur sauvegarde et leur préservation repose aussi sur une réduction drastique de la pollution environnante.

Les villes engagées dans cette démarche se retroussent les manches.

Il ne suffit pas de dire, il faut aussi agir.

À Paris, l’apiculture urbaine a pris son envol, soutenue par le Plan Biodiversité 2025-2030 de la ville. Quelques exemples d’actions concrètes ?

–  Création d’espaces verts protégés (EVP),

–  Permis de végétaliser les espaces publics

–  Promotion du zéro-phyto

–  Création de toitures végétalisées et cultivées

–  Labellisation EcoJardin (pas de désherbage chimique, moins de tontes, taille raisonnée des végétaux).

Ces actions portent leurs fruits : c’est un cercle vertueux à entretenir.

Mais cet essor constant de la pratique apicole en ville requiert expertise, savoir-faire, investissement humain et matériel, et sensibilisation auprès du public urbain.

La résilience des abeilles en ville

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les abeilles urbaines sont souvent plus résilientes que leurs homologues rurales. Elles sont moins exposées aux pesticides et bénéficient d’une plus grande diversité florale et pollinique. Ce qui signifie une meilleure santé de la reine, plus féconde, et de ses servantes ailées, mieux nourries.

Et la pollution urbaine ?

Les abeilles butinent souvent en hauteur, notamment sur les arbres mellifères, comme le tilleul, et donc bien au-delà de 50 cm du sol, ce qui préserve grandement nos hyménoptères des particules déposées au ras du sol.

Les entreprises possédant des ruches en ville, et aux pratiques durables et responsables, font souvent analyser leur miel par des laboratoires indépendants. On y cherche plus de 160 particules d’hydrocarbures, des pesticides, des métaux lourds comme le cadmium, le plomb ou l’arsenic. Les résultats sont souvent très bons.

Les miels de CityBzz en attestent.

Les abeilles sont des sentinelles : leur état de santé témoigne de la qualité de leur biotope. Et pour qu’elles se portent mieux, réduire la pollution urbaine est également incontournable.

La pratique apicole sur les toits et balcons des villes a essaimé un peu partout en France, notamment grâce au programme « Abeilles, sentinelles de l’environnement ».

C’est le projet d’un engagement concret pour la biodiversité et les pollinisateurs, initié par l’UNAF, (Union Nationale de l’Apiculture Française) depuis 2005.

La ville de Paris a mis en œuvre des mesures pour améliorer la qualité de l’air, telles que la création de zones à faibles émissions (ZFE) et le développement de solutions alternatives à la voiture individuelle, réduisant ainsi la pollution qui pourrait affecter les abeilles.

Mais c’est un défi de chaque instant, et un combat à mener.

Chouchoutez les abeilles de votre quartier !

Savez-vous qu’en période de miellée, une abeille butine en moyenne de 3000 à 4000 fleurs par jour ? Les abeilles doivent accéder à des ressources nectarifères dans un rayon de 2 à 3 km de leur ruche.

Ensuite, il leur faut une grande variété florale.

Pas trop de concurrence non plus avec les autres insectes pollinisateurs.

Des points d’eau propre et saine.

Ce que vous pouvez faire :

– Végétaliser vos espaces verts avec des plantes mellifères

– Privilégier les transports doux

– Cultiver un jardin partagé – Participer à nos ateliers et venir à notre rencontre !